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Environnement & Qualité

Les ravageurs

 

Le charançon rouge (RHYNCHOPHORUS FFERRUGINEUS)


charancon rouge

Qui est-il ?

Coléoptère invasif spécifique au palmier. Il affectionne particulièrement le Palmier des Canaries et le palmier dattier.

 

 Quelques repères

  • Plusieurs générations par an
  • Larve jaunâtre sans pattes pouvant atteindre 5 cm
  • Cocon tissé comme une bobine de fil
  • Adulte orangé à brun mesurant 2 à 4 cm
  • Mort rapide du palmier

Symptômes d’une attaque, qui n’apparaissent que bien après le début de l’infestation :

  • Encoches sur palmes
  • Désaxement des palmes du pinceau central
  • Chute anormale de palmes vertes
  • Présence de sciure et/ou de cocons à la base des palmes
  • Galeries visibles à la base des palmes
  • Palmes centrales affaissées et desséchées

Que dois-je faire lorsque mon palmier est contaminé ?

Déclaration de foyer

La lutte contre le charançon rouge est régie par l’arrêté ministériel du 21 juillet 2010. C’est un ORGANISME DE QUARANTAINE, LUTTE OBLIGATOIRE EN TOUS LIEUX.

Un propriétaire de palmier infesté a l’obligation d’en faire la déclaration service du Ministère de l’agriculture en charge de la protection des végétaux sur le département (DRAAF PACA - 132 Boulevard de Paris -13003 Marseille. Tél. : 04.13.59.36.00 – E-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.) ou au Service Environnement de votre commune de résidence qui transmettra elle-même le signalement.

Lutte préventive

Dans un rayon de 100 m autour des palmiers infestés les traitements préventifs sont obligatoires et doivent être réalisés par une personne, entreprise ou service enregistré auprès du Service Régional de l’Alimentation (SRAL).

Deux produits sont utilisables :

  • Un produit phytopharmaceutique insecticide à base d’imidaclopride
  • Un produit biologique à base de nématodes entomopathogènes, Steinernema carpocapsae.

Ces deux produits doivent être appliqués par pulvérisation sur la base des palmes et au cœur du palmier.

Consultez le protocole d’application en annexe de l’arrêté du 21 juillet 2010.

Lutte curative

Deux techniques sont utilisables :

  • Abattage et destruction totale du palmier
  • Assainissement (destruction de la partie infestée du palmier), suivi du traitement par pulvérisation d’un produit insecticide à base d’imidaclopride puis d’une application d’un produit fongicide à base de mancozèbe.

Toute intervention d’éradication, d’assainissement et traitement doit être réalisée par une personne, entreprise ou service enregistré auprès du SRAL.

Consultez les protocoles en annexe de l’arrêté du 21 juillet 2010

Retrouvez la liste de ces personnes enregistrées pour la lutte contre le charançon sur:

http://draaf.paca.agriculture.gouv.fr/Charancon-rouge-des-palmiers

 

Le papillon palmivore (PAYSSANDIISSIIA ARCHON)

Qui est-il ?papillon

Lépidoptère spécifique au palmier. Il s’attaque à plus de 20 espèces de palmiers mais on le trouve plus particulièrement sur Chamaerops humilis, Trachycarpus fortunei et Phoenix canariensis.

Quelques repères :

  • Une génération par an
  • Chenille blanchâtre de 8 cm maximum, 3 paires de vraies pattes
  • Cocon formé comme un fagot
  • Adulte : ailes antérieures brunes, ailes postérieures oranges, blanches et noires. Envergure de 10 cm

Symptômes d’une attaque 

  • Perforations sur palmes
  • Dessèchement prématuré des palmes
  • Développement anormal des palmes centrales
  • Galeries visibles à la base des palmes
  • Présence de sciure agglomérée sur le stipe (tronc)
  • Exuvie observable sur le stipe
  • Déformation du sujet
  • Dépérissement du palmier

Que dois-je faire lorsque mon palmier est contaminé ?

Lutte physique

  • Destruction des sujets dépérissant ou morts avant émergence des adultes
  • Pose de filet " insect-proof "
  • Destruction mécanique des larves et cocons (curetage des galeries)
  • Application de glue

Lutte biologique

  • Pulvérisation d’une préparation de nématodes entomopathogènes , Steinernema carpocapsae. Se reporter aux indications du distributeur pour les doses et les périodes d’application.
  • Traitements à l’aide d’un produit phytopharmaceutique formulé sous forme de microgranulés contenant des spores de Beauveria bassiana Rhynchophorus ferrugineus, Rhogoletis completa, Paysandisia archon […]. Ce produit est réservé à un usage professionnel.

Lutte chimique

Certains produits phytopharmaceutiques de la gamme professionnelle autorisés pour l’usage ‘Arbres et arbustes d’ornement * traitement des parties aériennes * ravageurs divers’ présentent des efficacités intéressantes en lutte préventive.

Renseignez-vous auprès de votre revendeur.

Les chenilles processionnaires

Qui sont-elles ?chenilles proce

La chenille processionnaire du pin est la larve d'un papillon de nuit, le Thaumetopoea pityocampa. Elle fait partie de l'ordre des Lépidoptères, de la famille des Notodontidae et de sous-famille des Thaumetopoeinae.

Quelques repères :

  • La femelle pond 70 à 300 œufs.
  • Les œufs éclosent durant l'été entre juin et septembre selon le climat, soit 5 à 6 semaines après la ponte.
  • Le mâle-papillon peut voler jusqu'à 50 km et 3 à 4 km seulement pour une femelle.
  • Au printemps, les chenilles en procession, quittent l'arbre pour aller s'enfouir dans le sol dans un endroit bien ensoleillé. Les processions peuvent se déplacer jusqu'à 40 m.
  • Elles vivent en colonies de plusieurs centaines de chenilles.
  • Elles sortent la nuit pour s'alimenter.

Risques pour l’homme et les animaux

Les chenilles processionnaires sont recouvertes de poils qui, dispersés par le vent ou par nous-même (tonte de la pelouse, en essayant de détruire une procession...) peuvent provoquer une irritation chez les personnes et les animaux. La survenue d'effets sanitaires n'implique donc pas nécessairement un contact direct avec les insectes.

Ces poils, très légers et fragiles, se détachent très facilement dès que la chenille est inquiétée ou excitée et peuvent être emportés par le vent. Lorsque le poil se brise, dès le premier contact, la substance urticante et allergisante qu'il contient, la « thaumétopoéïne », se libère provoquant des démangeaisons très vives. Ces irritations se caractérisent par des érythèmes ou des éruptions prurigineux accompagnés parfois d'atteintes oculaires ou pulmonaires voire des réactions allergiques plus graves telles que les œdèmes de Quincke ou les chocs anaphylactiques.
Les poils sont très présents dans les nids et peuvent rester urticants pendant plusieurs années s'ils sont préservés de l'humidité.

Dans le cas des animaux, si ces derniers lèchent ou touchent les chenilles vivantes, mortes ou bien des restants de nids avec leur museau, ils peuvent souffrir de divers symptômes. Il faut impérativement consulter un vétérinaire.

Symptômes de leur présence :chneille proce2

  • Touffe d'aiguilles qui jaunit
  • Présence de nids dans les arbres

Traitement phytosanitaire biologique (aérien ou terrestre)

  • Appliquer un traitement avec un insecticide biologique à base de Bacillus thuringiensis (BT kurtstaki, sérotype 3a3b), bactérie aux propriétés entomopathogènes.

Traitement phytosanitaire chimique (terrestre)

  • Appliquer un traitement avec un insecticide de la famille des benzoylurées : le diflubenzuron.
    A réserver aux interventions de faible ampleur ou de rattrapage éventuel.

Lutte mécanique

  • Couper et brûler les branches porteuses de pontes, pré-nids et nids.
    En cas d'attaque ponctuelle, sur des arbres facilement accessibles. Se protéger soigneusement contre les risques d'urtication (combinaison, masque, lunettes, gants).

Piégeage par confusion sexuelle

  • Utiliser une phéromone de synthèse comme leurre : les pièges à phéromones pour capturer les papillons mâles de la processionnaire.

Lutte biologique

  • Favoriser l'implantation des prédateurs et parasites : nichoir à mésange...

Seul le coucou s'attaque aux chenilles, parfois même dans leur nid, et la mésange chasse la première forme larvaire et parfois lorsqu'elles sont en procession.

  • Leur principal prédateur est le grand calosome, un carabe, insecte coléoptère vivant ordinairement sur le sol, aux élytres avec des reflets verts métalliques. C'est la larve de calosome, ressemblant quelque peu à une chenille, qui en fait la plus grosse consommation. Elle monte parfois aux arbres pour attraper ses proies. Plusieurs espèces de guêpes ainsi qu'un champignon, le cordiceps, peuvent les parasiter.

 

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